Les partis ouverts au débat sur des aides aux chômeurs, mais opposés à de nouveaux retraits des fonds de pension

RN, la DC, le Front large et les républicains ont envisagé des aides ciblées aux chômeurs, avec différents degrés de soutien et des conditions budgétaires.

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Des responsables de Rénovation nationale (RN), de la Démocratie chrétienne (DC), du Front large et du Parti républicain se sont montrés ouverts à une discussion sur le versement d’aides par le gouvernement face au chômage élevé, selon Cooperativa. Dans l’émission El Primer Café de cette radio, ils ont également écarté de nouveaux retraits des fonds de pension.

La députée Ximena Ossandón, vice-présidente de RN, a qualifié les chiffres du chômage de « plus que préoccupants ». Elle a affirmé que le Chili n’avait pas retrouvé les taux de chômage d’avant la pandémie et a précisé que ce n’était « pas la faute de ce gouvernement ».

Ximena Ossandón a soutenu que « le Chili a appris que nous ne pouvons pas faire campagne avec l’argent des retraites des gens ». Elle a présenté ces aides comme une réponse à une urgence précise, en attendant que la vaste réforme portée par l’exécutif produise des résultats. « Historiquement, les aides ont été utiles », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elles devaient être limitées dans le temps et ciblées.

Le président de la DC, Álvaro Ortiz, a dit comprendre « l’angoisse de milliers de familles confrontées au chômage » et s’est montré ouvert à cette idée. Il a toutefois critiqué le gouvernement qui, selon lui, évoquait pendant la campagne un « État en faillite » et présente aujourd’hui une vaste réforme au Parlement.

Gael Yeomans, présidente du Front large, a affirmé qu’il était temps d’envisager ce type de mesures, car certaines personnes sont au chômage depuis longtemps et sans revenus. Leur demander de patienter, a-t-elle indiqué, n’est pas une bonne chose.

Gael Yeomans a également proposé de reporter l’entrée en vigueur de la réforme fiscale. Selon ses calculs, cela permettrait de disposer d’au moins un milliard de dollars pour le budget de l’année prochaine et d’éviter certaines coupes.

José Carlos Meza, vice-président du Parti républicain, a été le plus prudent. Il a qualifié d’irresponsables les propositions d’un nouveau retrait des fonds de pension et a averti que répéter « les mêmes recettes » menait « droit au précipice ».

José Carlos Meza a reconnu ne pas être convaincu, à ce stade, de l’opportunité de verser une aide. Il a néanmoins déclaré que son parti acceptait d’en discuter si la responsabilité budgétaire « est mise sur la table ». L’article de Cooperativa ne précise ni les montants ni les délais d’éventuelles aides, et ne fait état d’aucune réponse du gouvernement à cette proposition.

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